Dans mon précédent billet, j'ai signalé l'intérêt - essentiellement le côté ludique - d'utiliser un logiciel pour réviser ses tables. Parmis les exerciseurs sytématiques - ces logiciels qui affichent une opération et vous donnent un temps limité pour y répondre -, beaucoup ont une interface qui manque un peu de piquant, d'amusant. Le logiciel de ce type que je préfère est TuxMath, il a un côté «jeu video d'arcade» qui le rend très amusant.

Tuxmath en action

Tuxmath est un logiciel libre, téléchargeable gratuitement, de Bill Kendrick l'auteur de TuxPaint. Il n'est pas considéré comme fini mais est déjà utilisable, il ne lui manque pas grand chose pour être parfait.

TuxMath est paramétrable: on peut choisir les opérations à utiliser (et jouer avec plusieurs en même temps), la borne supérieure du résultat, et l'intervalle des nombres à utiliser. Les linuxiens[1] peuvent en plus changer la vitesse en ligne de commande, ce qui le rend alors utilisable avec des enfants qui débutent tout juste avec l'addition.

Vous pouvez comparer sa copie d'écran avec celle du même jeu dans GCompris, ou celles du logiciel Calculs, du terrier d'Abuledu, pour avoir une petite idée du côté vraiment amusant de ce logiciel. Ces deux derniers logiciels sont également des logiciels libres, et Calculs va beaucoup plus loin dans les activités proposées, c'est bien plus qu'un simple exerciseur pour les tables (il est possible d'utiliser les trois alternativement), tandis que GCompris propose des activités très nombreuses sur des domaines très variés, il ne se limite pas au calcul.

Sur l'apprentissage des tables

J'ai signalé aussi qu'il était important de bien maîtriser les tables arithmétiques et le calcul mental, la raison est la même que pour la cas du correcteur orthographique: maîtriser les savoirs pour ne pas subir le savoir d'une machine[2]. Comme pour le correcteur, un enseignant, ou un adulte, qui aide un enfant à faire des calculs mentalement ou à la main, ou qui corrige ces calculs, peut lui rappeler les règles et les méthodes sur lesquelles il a des doutes, et lui donner des moyens mnemotechniques, ce qu'une machine ne fera jamais.

Un autre aspect à rappeler est qu'il est préférable pour l'enfant de lire dans les yeux d'un adulte qu'il a réussi une opération, que ça y est il a retenu ou compris quelque chose, et que l'usage de la machine interdit cela: la simple fierté de pouvoir voir «c'est bien !» dans le regard d'une personne en qu'il respecte.

Je pense que correcteur orthographique et calculatrice sont à éviter dans l'éducation des enfants, à la maison comme à l'école, pour toutes ces raisons, et qu'on ne les répètera jamais assez.

Présentation de Tuxmath en ODP et PDF

J'en ai fait, comme pour Tuxpaint et GCompris, une petite présentation.

Cette présentation est au format odp, c'est-à-dire OpenOffice.org 2.0. Pour ceux qui n'auraient pas encore cette version, et pour les non utilisateurs d'OpenOffice.org, je l'ai exporté au format PDF.

Le document pour ODP et PDF:

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Notes

[1] toujours pas installé un linux? Essayez-donc!

[2] cela n'interdit pas d'utiliser la machine. Mais lorsque la maîtrise technique est acquise, sinon elle ne le sera jamais.