La tentation de contrôle de l'information peut entrainer des comportements aberrants. J'ai déjà évoqué l'attitude du comité d'organisation des JO d'Athènes 2004, mais il y a eu des précédents.

Il y a essentiellement deux types des liens possibles: les liens simple vers la page d'accueil d'un site, comme celui-ci, ou les liens profonds vers des pages situés plusieurs niveaux après la page d'accueil, comme celui-là. Certains sites tentent parfois d'interdire les liens profonds et de n'autoriser que les liens vers leur page d'accueil, et cela pourrait parfois être lié à la présence de publicité sur celle-ci. Il y a également la possibilité de lier des éléments d'un site dans un autre, comme des images par exemple (les bandeaux publicitaires utilisent souvent cette technique).

Le sujet mérite d'être approfondi, et il y a plusieurs questions concernées:

  • L'éditeur, ou l'auteur, d'un site a-t-il le droit d'interdire à des sites tiers de mettre des liens vers son site, ou des liens profonds vers des pages de son site, ou d'autres éléments de son site?
  • Un auteur a-t-il le droit de lier des éléments d'un autre site pour les faire apparaître à l'intérieur du sien sans l'accord de l'auteur?
  • Un auteur a-t-il le droit de lier des pages entières d"un autre site pour les faire apparaitre dans le sien (par des frames) sans l'accord de l'auteur?
  • Un auteur a-t-il le droit de mettre un lien hypertexte vers un autre site sans l'accord de l'auteur?

Cette question a déjà été débattue par des juristes, et une synthèse d'un tel débat est lisible sur juriscom.net. Un article plus récent et beaucoup plus complet se trouve également au format PDF sur Juriscom.net. Un article sur Le Journal du Net a également abordé la question, qui est plus complexe qu'il n'y parait au premier abord, à cause de la multiplicité des types de liens et d'usages possibles.

Une analyse complète se trouve dans la recommandation sur les hyperliens du ''Forum des droits sur Internet'', dont la conclusion peut se résumer à ceci:

[...] seuls les liens susceptibles de porter atteinte à un droit peuvent être interdits. Ainsi, les liens simples et profonds établis vers des pages web et effectués en remplacement de la page liante ou faisant apparaître la page liée dans une fenêtre du navigateur ne peuvent a priori pas être interdits.