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Fil des billets

dimanche, août 26 2007

La répétition, c'est le burin de l'enseignement

Je suis entré par hasard (ou presque) en possession d'un petit fascicule datant de 1898, appelé PREMIÈRES DICTÉES et écrit par un nommé J. Douvisis, instituteur-adjoint à Egletons (Corrèze).

Couverture du fascicule PREMIÈRES DICTÉES par J. Douvisi, 1898

En voici l'introduction (Mise à jour :) et la conclusion.

Mise à jour (merci Maman):Ici une biographie de Jean Douvisis.

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dimanche, août 19 2007

OLPC - X0: l'ordinateur américain pour les enfants pauvres.

J'ai la chance d'avoir entre les mains une version B4, présérie de l'OLPC.

OLPC fermé

Petite présentation.

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jeudi, octobre 5 2006

Allez c'est un feu mal éteint / Il couve ici mais brûle ailleurs

Ce billet est dédié à Bereno, tombé au champ d'honneur des blogueurs qui parlent de la souffrance des autres.

Un peu de ciel sur le silence
Le soleil est beau quand il pleut
Le souvenir a les yeux bleus
A qui mourut par violence

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samedi, août 26 2006

Le B2i nouveau est arrivé

Le bulletin officiel du 20 juillet a publié, au coeur des vacances scolaires, le texte nouveau du B2i applicable dès la rentrée.

Petite visite commentée.

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vendredi, février 17 2006

Déménagement de blog

Ce blog déménage à cette nouvelle adresse. J'y transfèrerai en partie l'ancien contenu, et les nouveaux billets seront évidemment publiés là-bas.

Merci à mes deux lecteurs de m'y suivre.

jeudi, février 9 2006

Tuxmath - logiciel libre pour apprendre les tables arithmétiques

Dans mon précédent billet, j'ai signalé l'intérêt - essentiellement le côté ludique - d'utiliser un logiciel pour réviser ses tables. Parmis les exerciseurs sytématiques - ces logiciels qui affichent une opération et vous donnent un temps limité pour y répondre -, beaucoup ont une interface qui manque un peu de piquant, d'amusant. Le logiciel de ce type que je préfère est TuxMath, il a un côté «jeu video d'arcade» qui le rend très amusant.

Tuxmath en action

Tuxmath est un logiciel libre, téléchargeable gratuitement, de Bill Kendrick l'auteur de TuxPaint. Il n'est pas considéré comme fini mais est déjà utilisable, il ne lui manque pas grand chose pour être parfait.

TuxMath est paramétrable: on peut choisir les opérations à utiliser (et jouer avec plusieurs en même temps), la borne supérieure du résultat, et l'intervalle des nombres à utiliser. Les linuxiens[1] peuvent en plus changer la vitesse en ligne de commande, ce qui le rend alors utilisable avec des enfants qui débutent tout juste avec l'addition.

Vous pouvez comparer sa copie d'écran avec celle du même jeu dans GCompris, ou celles du logiciel Calculs, du terrier d'Abuledu, pour avoir une petite idée du côté vraiment amusant de ce logiciel. Ces deux derniers logiciels sont également des logiciels libres, et Calculs va beaucoup plus loin dans les activités proposées, c'est bien plus qu'un simple exerciseur pour les tables (il est possible d'utiliser les trois alternativement), tandis que GCompris propose des activités très nombreuses sur des domaines très variés, il ne se limite pas au calcul.

Sur l'apprentissage des tables

J'ai signalé aussi qu'il était important de bien maîtriser les tables arithmétiques et le calcul mental, la raison est la même que pour la cas du correcteur orthographique: maîtriser les savoirs pour ne pas subir le savoir d'une machine[2]. Comme pour le correcteur, un enseignant, ou un adulte, qui aide un enfant à faire des calculs mentalement ou à la main, ou qui corrige ces calculs, peut lui rappeler les règles et les méthodes sur lesquelles il a des doutes, et lui donner des moyens mnemotechniques, ce qu'une machine ne fera jamais.

Un autre aspect à rappeler est qu'il est préférable pour l'enfant de lire dans les yeux d'un adulte qu'il a réussi une opération, que ça y est il a retenu ou compris quelque chose, et que l'usage de la machine interdit cela: la simple fierté de pouvoir voir «c'est bien !» dans le regard d'une personne en qu'il respecte.

Je pense que correcteur orthographique et calculatrice sont à éviter dans l'éducation des enfants, à la maison comme à l'école, pour toutes ces raisons, et qu'on ne les répètera jamais assez.

Présentation de Tuxmath en ODP et PDF

J'en ai fait, comme pour Tuxpaint et GCompris, une petite présentation.

Cette présentation est au format odp, c'est-à-dire OpenOffice.org 2.0. Pour ceux qui n'auraient pas encore cette version, et pour les non utilisateurs d'OpenOffice.org, je l'ai exporté au format PDF.

Le document pour ODP et PDF:

Ce document est utilisable sous la licence Creative Commons by-sa v2.0, ce qui signifie:

  • Paternité: Vous devez citer le nom de l'auteur original.
  • Partage des Conditions Initiales à l'Identique: Si vous modifiez, transformez ou adaptez cette création, vous n'avez le droit de distribuer la création qui en résulte que sous un contrat identique à celui-ci.

Notes

[1] toujours pas installé un linux? Essayez-donc!

[2] cela n'interdit pas d'utiliser la machine. Mais lorsque la maîtrise technique est acquise, sinon elle ne le sera jamais.

lundi, janvier 16 2006

Fonctionnaire blogueur révoqué

Je n'ai pas pour l'instant plus d'information que cet article du Nouvel Observateur, et j'en reparle dès que les détails seront connus: l'auteur du blog dont j'avais parlé ici aurait été révoqué.

Le motif évoqué par l'article pour la sanction: son blog mêlant des considérations professionnelles et des éléments sexuellement connotés de sa vie privé, «affiche son homosexualité sur Internet.». Il aurait aussi été question d'images à caractère pornographique d'après le JT, mais je ne l'ai pas vu moi même.

J'en reparlerai dès que j'en saurai plus. En attendant vous pouvez relire ce document sur les fonctionnaires et les blogs.

Méthodes de lecture: l'utilisation des chiffres

Dans le débat, juste relancé par le Ministre de l'Éducation, sur les méthodes de lecture, un certain nombre de chiffre reviennent dans la presse et sur internet.

chronologue: comparaison des méthodes

Merci au chronologue pour cette magnifique illustration, et à Jean Véronis pour son superbe blog.

Le taux d'illetrisme suivant l'âge

«l’INSEE a dénombré 4% d’illettrés chez les 18-24 ans, mais 14% chez les 40-54 ans et 19% chez les 55-65 ans.»[1] Cet argument est utilisé pour montrer que la méthode syllabique (utilisées lors de la passage à l'école par ceux qui sont aujourd'hui dans la tranche 55-65 ans) ne donnait pas de meilleurs résultats que les méthodes utilisées aujourd'hui, au contraire.

Ces chiffres sont faux. Ces chiffres sont issues de l'enquête INSEE 2004 sur Les difficultés des adultes face à l'écrit, et ils concernent l'ensemble des résidants en France, et pas seulement ceux scolarisés en France (pour lesquels on parle d'illettrisme). Il faut lire l'enquête 2005 pour y trouver un avertissement sur la différence. On trouve tout de même dans l'enquête 2004 cette valeur: 64% des personnes nées hors de France, et n'ayant pas appris à lire en Français sont en difficultés face à l'écrit. L'immigration directe étant arrétée dans les années 1970, cette catégorie est probablement sur-représentée dans la tranche des 55-65 ans, par rapport aux 18-25 ans. De la même manière, le taux des 18-25 ans peut être minimisé par la présence des étudiants étrangers. Dans l'enquête 2005 le taux d'illetrisme dans cet catégorie est signalée à 5%, au lieu de 4% pour l'ensemble des résidants de 18-25 ans.

Ne me faites pas dire que l'illetrisme (donc concernant les personnes scolarisées en Français et en France) est moindre chez les 55-65 ans que chez les 18-25 ans, je signale juste que l'écart n'est probablement pas dans le rapport 4%/19%.

L'interprétation est discutable. L'INSEE ajoute aussi un certain nombre de facteurs annexes: la faible durée des études est en corrélation avec le taux d'illetrisme, et cette durée était plus faible il y a quarante ans; sans oublier que la faible pratique a pu provoquer l'effritement des compétences acquises.

Difficile de faire dire à cette étude que les jeunes sont moins souvent en difficulté s’agissant de la lecture que les personnes plus âgées : 4% des 18-24 ans contre 14% des 40-54 ans et 19% des 55-65 ans, qui, pourtant, ont tous appris à lire avec une méthode purement syllabique[2]. Difficile d'en tirer une quelconque conclusion sur la supériorité ou non d'une méthode ou d'une autre.

Notons aussi que les 4% d'illettrés chez les 18-25 ans se transforment à 11 (ou 12%) de personnes ayant au moins de très faibles capacités en lecture (ou étant au moins en difficultés partielle en lecture) d'après les statistiques à 17 ans des JAPD (ou selon l'enquête INSEE 2004 pour les 18-25 ans). Il ne faut donc pas conclure que 96% des jeunes savent lire correctement en sortant de l'école, ce serait nettement abusif.

Le taux d'illetrisme à la sortie du système scolaire

rien ne permet d'affirmer que les méthodes d'enseignement de la lecture sont en cause. «Sinon, comment expliquer que le chiffre de 4 % de non-lecteurs en sixième grimpe à 11 % dans les zones d'éducation prioritaire, alors que les méthodes de lecture utilisées sont les mêmes ?»[3]

Cet argument suppose que les enfants apprennent à lire uniquement dans le cadre scolaire. Le Ministre parle de 100 000 exemplaires d'une célèbre méthode syllabique vendue chaque année. De quoi expliquer cet écart, sachant qu'il y a 730 000 élèves en CP environ, non?

Notons que cela peut expliquer cet écart dans les deux sens: si la méthode est plus achetée par les familles scolarisée en ZEP, elle peut expliquer un taux d'échec plus important (en disant qu'elle dégoute de la lecture, par exemple); tandis que si elle est plus achetée hors ZEP, elle peut expliquer un taux de réussite supérieur (elle favoriserait alors l'apprentissage de la lecture).

Conclusion

L'uitlisation des chiffres en argumentation est très fréquente. J'espère avoir mis en évidence qu'il ne faut pas croire à tous les chiffres sans une petite vérification et une petite réflexion critique.

jeudi, janvier 5 2006

GCompris, Logiciel libre pour la maternelle et la maison

Voici, dans le même esprit que celle de Tuxpaint, une présentation de GCompris.

Ce document est une présentation au format odp, c'est-à-dire OpenOffice.org 2.0. Pour ceux qui n'auraient pas encore cette version, et pour les non utilisateurs d'OpenOffice.org, je l'ai exporté au format PDF, une fois sans les notes et une fois avec comme expliqué plus loin.

Le document pour ODP et PDF:

Voici une des activités, le sudoku:

Une des activités de GCompris: le sudoku

J'essaie de montrer dans cette présentation toutes les activités incluses dans GCompris, classées par domaine d'activité. Comme pour la présentation de Tuxpaint mon but est de rendre évident son intérêt pour les enseignants (de maternelle en particulier, mais aussi du primaire), et pour les parents qui se demandent quel outil mettre sur l'ordinateur familial pour leurs petits.

GCompris est plus riche de fonctionnalités que Tuxpaint, et je n'ai pas voulu rendre la présentation trop lourde. Une partie importante des descriptions, ainsi que quelques considérations générales sans intérêt, sont donc reléguées dans les notes. La version OpenOffice vous permet de visualiser les notes (Onglet Notes) et d'imprimer avec les notes ou sans. La maison ne reculant devant aucun sacrifice elle fournit également deux versions PDF: une version sans les notes et une version avec (elles sont sur les 20 dernières pages).

Les catégories d'activités de cette présentation ne correspondent pas aux menus actuels de GCompris (version 7.2). Cela pourrait changer, une réflexion sur ces menus est en cours.

Pour les linuxiens, une présentation du module d'administration de GCompris se trouve à part.

Ce document est utilisable sous la licence Creative Commons by-sa v2.0, ce qui signifie:

  • Paternité: Vous devez citer le nom de l'auteur original.
  • Partage des Conditions Initiales à l'Identique: Si vous modifiez, transformez ou adaptez cette création, vous n'avez le droit de distribuer la création qui en résulte que sous un contrat identique à celui-ci.

Merci de me laiser vos remarques (et corrections éventuelles) en commentaire.

samedi, décembre 31 2005

Petit cours d'autodéfense intellectuelle

J'ai mis en ligne une version PDF du «Petit cours d'autodéfense intellectuelle», de Normand Baillargeon, qui m'a autorisé à le diffuser sous cette forme, merci à lui.

Petit cours d'autodéfense intellectuelle en PDF.

Extrait de son introduction:

Ce petit cours est consacré à ce qu’on appelle “la pensée critique”.

De quoi s’agit-­il ?

Allons au plus simple: il s’agit d’apprendre à raisonner juste et ainsi, du moins on l’espère, de ne pas (trop) s’en laisser conter. Pourquoi apprendre à raisonner, direz-­vous? La raison n’est-­elle pas la chose du monde la mieux partagée ? Chacun de nous n’en est-­il pas si bien pourvu qu’il se considère comme un Einstein ? Un peu d’observation dissipe vite ces illusions; et les recherches qui ont été effectuées sur le sujet montre de manière très convaincante combien nous nous bernons et sommes bernés facilement.

Normand Baillargeon a publié un livre au même titre, dont le contenu est une version complètement remodelée et de beaucoup augmentée de ce texte. Une bonne lecture pour approfondir le sujet.

Sujet sur lequel Je reviendrai prochainement, avec quelques exemples d'argumentations douteuses.

lundi, décembre 5 2005

LA BOÎTE À IMAGES

Et si on s'arrétait un instant pour regarder les images autrement?

C'est ainsi qu'Alain Korkos a sous-titré son magnifique blog consacré aux images.

Il y parle des images comme support de communication, dans leur histoire (de l'art), simplement dans un déchiffrage d'une oeuvre, ou par thème. Dans la publicité, la peinture, les journaux, les affiches...

Vous y trouverez aussi de quoi réfléchir à la manipultaion de l'information par les images.

Alain Korkos consacre aussi un site à ses propres oeuvres.

jeudi, octobre 13 2005

Censurer et faire connaitre

Censure?

Je ne fréquentais pas le blog à Garfieldd, mais je sens que ce cas-là ne va pas tarder à devenir célèbre... peut-être même au grand dam de ses auteurs.

La difficulté dans la censure, c'est la publicité que l'on donne à ceux que l'on veut faire taire. Ça me rappelle l'interdiction de Charlie Hebdo en 1969 1970 («Bal tragique à Colombey: 1 mort»).

À lire: Et les fonctionnaires est-ce qu'ils peuvent bloguer eux ?, sur le toujours excellent Juriscom.net.

Mise à jour: Après réflexion, l'interdiction de Charlie Hebdo, c'est plutôt 1970. Après la mort du Général de Gaulle.

mardi, septembre 27 2005

WHOIS & Cie

À tester si on est un habitué des recherches sur internet, WHOIS & Cie l'outil de recherche et de veille par Jean-Marc Manach, journaliste dont j'ai déjà parlé, et qui se charge lui-même de le présenter.

J'ai installé l'outil en sidebar (barre latérale) dans mon firefox, c'est pratique et efficace. C'est même excellent.

Les images ne mentent pas

Deux sites intéressants sur l'image, telle qu'on la montre et qu'on la fabrique: The Art of retouching Greg's Digital Retouching Portofolio.

Mode d'emploi: choisissez une image, et attendez que les deux versions sient chargées. Puis passez la souris deessus pour voir l'original.

La réalisation technique est intéressante, en particulier dans ce qu'elle nous apprend sur les possibilités offertes aux graphistes. Mais au-delà, c'est bien le sens de ces transformations qui devrait interpeler. Dans une image de type publicitaire, comme cette chaussure, l'image finale ne correspond plus vraiment à la chaussure originale. Lorsque j'étais lycéen, lors d'un cours [1], la publicité était présentée comme une source d'information. À ce stade de tranformation, ce n'est plus donner de l'information, c'est jouer sur les fantasmes ou les pulsions. Mais c'est hélas aussi quelque chose qui arrive chez des journalistes.

Un autre élément, dont j'ai déjà parlé, est l'image faite aux femmes, et parfois aussi aux hommes. Un coup d'oeil à celle-ci, par exemple, juste pour se rendre compte à quel point cette femme à des formes impossibles à obtenir. Pour rappel, on attribue parfois à ce genre d'image erigées en modèle une part des cas d'anorexie.

Notes

[1] dans quel matière pouvait-on bien parler de ça?

dimanche, septembre 11 2005

Edubuntu c'est bien.

J'ai testé cette semaine un travail tout à fait remarquable: une version de Ubuntu, distribution Linux célèbre et simple à utiliser, orientée vers le monde de l'éducation: Edubuntu.

Il s'agit d'abord d'une version d'Ubuntu destinée au monde de l'éducation: elle contient donc un certain nombre de logiciels spécifiquement choisis, comme l'indispensble GCompris, tuxmath, scribus, KEduca, Kalzium, KBruch, KHangMan, Kig, KMessedWords, KmPlot, KPercentage, KStars, KTouch, KTurtle, Kverbos... Bref de quoi occuper pas mal de temps des enseignants et des élèves avec des exerciseurs, un planétarium, un logiciel de QCM, un logo avec tortue, un exerciseur d'espagnol... Mais Edubuntu contient aussi OpenOffice.org, Mozilla-Firefox et Evolution, de quoi saisfaire largement les besoins en bureautique et internet.

LTSP

Vous pouvez utiliser Edubuntu classiquement, en l'installant sur un ordinateur (ou en achetant un ordinateur avec ubuntu préinstallé). Mais Edubuntu contient aussi un système LTSP fonctionnel. Cela signifie que vous pouvez installer Edubuntu sur un serveur assez gros, et vous y connectez des ordinateurs un peu plus léger, plus ancien. Le serveur fait tourner les application, et le client se contente de gérer l'affichage. Ce sont des solutions proposées classiquement en éducation: il n'y a de système à gérer que sur le serveur, les applications sont installés seulement dessus. Cela permet aussi d'utiliser comme client des ordinateurs un peu ancien, sur lesquels les systèmes récents n'auraient pas assez de ressources.

D'autres solutions basées sur LTSP sont proposées aux écoles, comme AbulEdu, Skolelinux ou Majilux.

Tester Ubuntu

ubuntu propose de tester sa distribution en utilisant un CD live, ce qui signifie faire démarrer[1] son ordinateur sur le CD, laisser charger le système -c'est nettement plus long que depuis le disque dur- et jouer avec. Cela n'installe rien et permet d'utiliser les logiciels inclus, largement de quoi faire des B2i niveaux 1 et 2 pour les écoles. J'espère qu'on aura aussi des LiveCD avec la version Edubuntu!

Notes

[1] booter est le terme consacré.

samedi, août 27 2005

Je rouvre

Bon, nous avons échappé à l'appropriation des idées par les grands groupes informatiques, autrement dit aux brevets logiciels. Au moins provisoirement.

Donc à la demande générale et unanime de mes deux lecteurs, je rouvre.

lundi, mars 7 2005

Site fermé pour protester contre l'adoption de la directive «brevets logiciels».

Voir ici.

jeudi, octobre 7 2004

Présentation de Wikipédia par 01net

http://www.01net.com/article/252216.html

lundi, octobre 4 2004

Portables & contenus numériques

La campagne d'équipement des étudiants en ordinateurs portables fait beaucoup jaser. D'abord parce que le ministère n'a pas réussi à convaincre tous les fabricants, ensuite, parce qu'il faut bien se demander à quoi tout cela va-t-il servir, mis à part faire rentrer 19,6% de TVA dans les caisses de Bercy, des intérêts bancaires dans les caisses des banques, et du chiffre d'affaire dans les comptes des fabricants d'ordinateurs et des éditeurs de logiciels.

Une première réponse m'a été donné hier par une étudiante, «obligée» de s'abonner à Internet pour récupérer ses polycopiés et rendre ses devoirs; elle est inscrite dans une formation classique, pas dans une formation à distance. L'équipement en salles libre-service des université ne doit pas suffire, alors les étudiants s'endettent un peu pour y palier. J'espère me tromper sur cet aspect mais j'ai peu d'espoir.

L'aspect suivant, qui est le plus important, est celui des contenus. Il y a quelques temps déjà, le ministère avait organise (et financé) l'Espace Numérique des Savoirs. Une version modifiée de Mozilla avait été préparée qui permettait de se connecter à une plateforme, qui donnait l'accès à des ressources en ligne. Les ressources étaient sélectionnées pas le MEN, et leur contenu subissait une validation pédagogique, analogue à celle que subissent les logiciels candidats à la marque RIP. Il y avait quelques aspects franchement négatifs: en particulier les éditeurs laissaient les Pop-Up publicitaires, mettant cette plate-forme en contradiction avec le principe de neutralité commerciale de l'école. La version choisie de Mozilla (1.0) ne permettait pas de les bloquer, contrairement aux versions plus récentes. Un autre aspect regrettable, à l'heure de l'intégration scolaire des handicapés, était l'absence totale de réflexion quant à l'accessibilité des contenus en ligne.
Le ministère a finalement décidé l'abandon de cette plateforme au profit de plateformes entièrement privées, sans validation des contenus, et payantes pour les établissements scolaires[1]. Ayant une petite idée des budgets affectés à la pédagogie dans un collège moyen, les tarifs[2] me semblent tout à fait exagérés[3]. Je ne pense pas que ce genre d'initiative soit viable à long terme sous cette forme, mais je ne suis pas devin non plus[4].

Donc pour ce qui est des contenus pédagogiques, je crains que nos étudiants ordinateurisés ne doivent se contenter de ceux préparés dans leur université, et de l'internet accessible à tous. À moins que leurs moyens ne leur permette de s'offrir eux-même des contenus payant, en plus du coût de leurs études. Les fractures numériques & sociales ont vraiment de beaux jours devant elles.

Pour finir ce billet de mauvaise humeur, on peut également regretter que le ministère se soit contenter de parrainer des ordinateurs dont le contenu logiciel est choisi par le fabricant. À l'heure ou les administrations s'équipent plutôt en logiciels libres, imposer la préinstallation de Mozilla Firefox et d'OpenOffice.org sur des ordinateurs destinés aux étudiants aurait été une idée bienvenue. Je me réjouirai donc juste du fait que les logiciels libres ne sont pas totalement absents de la liste.

Notes

[1] Cela signifie que ce sont les collectivités locales qui payent. Et cela reposera le problème de la fracture numérique entre régions/départements/communes riches et pauvres.

[2] voir les tarifs du CNE et du KNÉ.

[3] Je ne parle pas de l'adéquation entre les tarifs et le contenu, dont je ne discuterai pas, mais de l'adéquation entre les tarifs et les moyens des établissements scolaires.

[4] Je serais heureux de publier à la suite de ce billet des avis contraires, ou de mettre des liens vers ceux-ci.

lundi, septembre 27 2004

Le wiki: on peut apporter son contenu.

J'ai parlé de wiki lorsque j'ai présenté Wikipédia, en discutant du problème de sa crédibilité.

Pour montrer comment ça marche, j'ai installé un petit wiki, basé sur PmWiki, sur ce site. Comme je le trouvais pas joli par défaut, j'ai modifié son template pour qu'il accepte les styles DotClear, et je lui ait mis le très joli kimono de kozlika.

Essayez le wiki sur les TICE.

Voilà vous pouvez modifier les pages, ou en créer de nouvelles[1], mais soyez sage, sinon je le referme. Et n'oubliez pas qu'il n'y a pas d'anonymat[2] sur internet, les hébergeurs de site gardent votre adresse IP de visiteur, ce qui permet de vous retrouver en cas de comportement illégal. Son thème est les TICE, alors restez dedans!

La responsabilité dans les Wiki.

Jean-Baptiste Soufron explique la responsabilité des acteurs de l’encyclopédie libre Wikipédia, qui peut être étendue à tous les wikis. J'ajoute que les wiki peuvent être protégés par des mots de passes, pour limiter les possibilités éditoriales à un groupe de personne connu.

Mise à Jour:

Sur le site québécois du RÉCIT une page à lire sur les avantages d'utiliser un wiki en éducation. Le RécitMST propose WikiniMST, une version spécialement adaptée de Wikini. Je vais tester ça...

Notes

[1] Pour créer une nouvelle page, on crée un lien vers cette page, et on va l'éditer ensuite.

[2] ou difficilement.

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