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C2i

Certificat Informatique et Internet

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dimanche, novembre 13 2005

C2IMES - site de formation sur le C2i

CIIMES est un projet de mutualisation de ressources pour le C2i niveau 1, initié par une certain nombre d'universités. Vous y trouverez des modules de formations, pour l'instant limités aux aspects «spécifiques et instrumentaux» du référentiel, i.e. la parte B.

L'ensemble est extrêmement bien fait, agréable à utiliser, et très complet. Il manque encore quasiment toute la partie «générale et transversale» de référentiel, avec sa CNIL, son droit d'auteur[1], son interopérabilité.

Cela peut être toutefois largement nuancé: le A2 alinea 3 du référentiel [2] est traité rapidement[3] dans le module B3 [4], et le droit d'auteur est abordé dans le module B2[5] d'une façon beaucoup trop abstraite à mon goût toutefois[6].

L'ensemble des documents y est sous licence CreativeCommon-by-nc-sa:

L’ensemble des modules mis à votre disposition pour consultation sur ce site sont sous licence Creative Commons by-nc-sa v2.0 . Cette licence permet une utilisation libre des ressources pour un usage non commercial et à condition de conserver la paternité de la ressource.

Il est d'autant plus dommage de ne pas parler de ce genre de licence dans la partie droit d'auteur.

Malgrè ces quelques remarques, je dirai que l'ensemble est très convaincant, pour ne pas dire indispensable. Un très bel ensemble pour tous les étudiants en quête de références sur le C2i.

Notes

[1] qui n'est pas explicitement mentionné.

[2] Sécuriser les informations sensibles - personnelles et professionnelles - contre les intrusions frauduleuses, les disparitions, les destructions volontaires ou involontaires.

[3] un peu trop raidement, je trouve qu'il manque les aspects chiffrement des mails et des fichiers.

[4] Sauvegarder, sécuriser, archiver ses données en local et en réseau filaire ou sans fil.

[5] La recherche d'information

[6] Je n'ai pas vu de mention des licences comme les Creative Common pour les documents, ni des divers types de licences des logiciels, seulement «L'auteur a droit à une rémunération pour toute exploitation de son oeuvre mais il peut autoriser l'exploitation à titre gratuit». qui me semble un peu court et même quasiment faux si l'on considère les licence GPL: elles autorisent y compris l'exploitation commerciale des logiciels sans rémunérer l'auteur.

mercredi, octobre 6 2004

Lien hypertexte: les statisticiens s'en occupent

J'ai déjà parlé du problème posé par les tentatives de contrôles des liens internet pointant vers son site. Un élément essentiel est la compréhension du Web lui-même: l'hyperlien en est un des éléments fondamentaux, il est la voie qui permet de se déplacer d'un site à un autre.

Extrait de la recommandation du forum des droits sur l'internet:

Personne n’est obligé de créer un site, d’établir un lien ou de « surfer » sur le web. Cela veut dire qu’à partir du moment où une personne décide de mettre en ligne une ressource sur l’internet, elle doit en accepter le fonctionnement, l’esprit et les règles implicites.

L’hyperlien est un élément essentiel du fonctionnement du web. Il permet un cheminement, c’est-à-dire le passage d’un site à un autre, donc d’une propriété à une autre, soit que l’on reste devant le site, soit que l’on pénètre à l’intérieur pour le traverser ou en faire la visite94. Il y aurait seulement à répondre, de la part de celui qui utilise le lien, d’un abus de cette utilisation, d’abord sur le terrain du droit commun et ensuite sur celui d’un droit spécial en invoquant, par exemple, dans le droit de la propriété littéraire et artistique, la contrefaçon.

Bien entendu, on trouvera toujours des gens qui viennent sur Internet parce que c'est la mode, mais qui voudraient contrôler ce qui se dit d'eux et la façon dont on peut commenter ou utiliser leurs informations, au nom de leur «politique éditoriale»; c'est le cas] de l'INSEE, par exemple:

L'Insee est favorable à l'établissement de liens URL avec son site www.insee.fr et les sous-sites associés. Toutefois, pour permettre à l'Insee de s'assurer que la nature et l'environnement du site d'accueil rendent opportune la mise en place de ce lien et vérifier que les informations sont diffusées sur le site d'accueil dans les conditions requises, l'établissement d'un tel lien est subordonné à l'accord préalable de l'Institut. Cet accord est matérialisé par une lettre d'autorisation adressée par le département de l'offre éditoriale au demandeur. L'Insee se réserve le droit de résilier à tout moment cette autorisation s'il estime que le lien n'est plus conforme à sa politique éditoriale.

Il faut le rappeler: le Web, c'est des sites, et des liens entre ces sites. Vouloir contrôler les liens qui arrivent sur un site, c'est n'avoir rien compris à l'esprit du Web. Les seuls cas dans lesquels cela peut se justifier, c'est la violation d'un droit particulier (usage de frame pour s'approprier le contenu[1], site artistique conçu pour être vu dans un sens précis[2], perturbation de la concurrence, texte diffamatoire associé au lien,... ).

Mais il y a bien plus dans ce que je dois bien appeler cette page délirante de l'INSEE:

Le lien doit être établi, non sur le logo, mais sur le mot INSEE en lettres noires sur fond blanc, inscrit dans un rectangle aux dimensions maximales de 25 mm/9 mm. Vous pouvez utiliser ce modèle : INSEE.

Rappelons que mettre une image là ou il n'y a que du texte, c'est interdire aux mal-voyants d'agrandir les caractères pour leur confort de lecture[3]. Et imposer la couleur, c'est nuire à l'esthétique que s'est choisi l'auteur du site[4]! Si j'osais, j'ajouterais qu'ils ont oublié qu'ont pouvait mettre des liens sous un texte plutôt que sous une image.

Ils veulent pas écrire eux-même les sites dans lesquels on parle d'eux, à l'INSEE? Ça serait tellement plus simple...

Notes

[1] contrefaçon.

[2] et encore faudrait-il que l'auteur utilise des moyens techniques pour s'en assurer.

[3] ce qu'on appelle un site non accessible.

[4] par exemple un fond de texte transparent sera opaque dans ce cadre.

dimanche, septembre 12 2004

Syndication de contenu par les fils rss

Le syndication de contenu, c'est un outil permettant de suivre facilement les nouveautés publiées par un site internet, sans avoir besoin d'ouvrir son navigateur et de visiter le site juste pour voir s'il y a des nouveautés. Cela utilise des liens comme ceux sur cette page indiqués ainsi:

Tous les sites ne proposent pas ce genre de technique, mais c'est quand même assez répandu: les sites de publications basés sur SPIP en proposent, et nombre de blogs (carnets) sont basés sur des moteurs qui en contiennent, comme celui que j'utilise ici: DotClear. Notons que ce sont ces techniques qui permettent à des sites d'afficher les liens vers les nouveautés d'autres sites.

Avant d'aborder l'aspect technique (comment on s'en sert), quelques pages qui présentent la syndication peuvent vous aider à en saisir l'intérêt: Kozlika propose une explication rapide dans Le petit dotclear illustré, Weblogger.ch détaiile un peu plus, et Transfert a aussi fait un bon article explicatif, ainsi qu'un entretien sur cet aspect du web.

Comment s'en servir? C'est très simple, il suffit d'utiliser un logiciel capable de lire ces canaux, appelés en anglais feed. Vous pouvez utiliser une extension à ajouter dans Mozilla (Mozilla Mail ou Mozilla Thunderbird), ou utiliser un logiciel spécifique, comme Feedreader (ces deux logiciels sont libres). Au lancement, ou à intervalle régulier, le logiciel vérifie les nouveautés sur les sites enregistrés et vous les affiche. En un clin d'oeil vous pouvez suivre des dizaines de site, c'est très pratique.

mercredi, août 18 2004

tentative de contrôle de l'information sur internet

Je mets ça dans la catégorie C2i, parce que ça concerne d'assez près les enjeux et l'évolution d'internet.

Les organisateurs des J.O. d'Athènes (août 2004) tentent de contrôler l'utilisation sur internet de l'information concernant les jeux. Cela concerne la possibilité de citer ses sources sur le net, et donc la possibilité de faciliter la vérification des informations qu'on donne sur un site web. Des commentaires sur les implications se trouvent dans le billet de formats-ouverts.org.

Une autre lecture intéressante, qui concerne directement le C2i (données personnelles) est leur politique de confidentialité. Vous y apprendrez que vos données personnellles sont partagées avec des «tierces parties» dont vous n'aurez pas la liste, que celle ci ne les divulgueront pas sans votre autorisation, mais que vos coordonnées peuvent être transmises à un successeur en cas de faillite, liquidation ou autre transfert de propriété. Par contre on n'a pas de garantie que le successeur sera soumis aux mêmes obligations.

Commentaire qui n'a rien à voir avec internet: On savait déjà qu'ils tentaient de contrôler l'habillement des spectateurs. Quand on réfléchit un peu à l'importance que ça a dans le monde de la pub, on peut se demander: «À quand l'interdiction des logos vestimentaires dans les établissements scolaires?»

Mise à Jour (21 août 2004): /totalement/cretin(s)/ réagit en attrbuant une médaille de la marchandisation; ceci est un exemple d'une technique de protestation appelée Google Bomb: si suffisament de sites créent des liens comme celui-ci:médaille de la marchandisation, le moteur de recherche google renverra la page référencée à la requête médaille de la marchandisation. Ce billet donne des explications sur cette technique, avec quelques exemples connus.

mercredi, juillet 21 2004

Certificat informatique et internet

Peu de temps après la mise en place du b2i, le MEN a anoncé la mise en place d'un certificat pour les étudiants.

Le référentiel vient d'être officialisé par le B.O. Je reviendrai en détail sur le référentiel plus tard. Ce qui est intéressant c'est de noter la définition d'un C2i niveau 2 enseignant qui concerne directement les IUFM.